Hélène Fauteux

L’APPIM réitère sa demande

Selon les estimations de l’Association des pêcheurs propriétaires des Îles, seulement la moitié des 15 millions de dollars du programme fédéral d’aide aux homardiers en difficulté a été dépensé.

Aux Îles, moins d’une demie-douzaine ont pu en profiter.

Le président de l’APPIM, Mario Dérapse, croit que le moment est venu, pour la ministre Gail Shea, d’en assouplir les règles d’admissibilité:

L’APPIM propose, à la ministre des Pêches et des Océans, une nouvelle formule d’accessibilité à l’aide gouvernementale en fonction de la baisse de revenu de chacun, due à l’affaissement du prix du homard sur les marchés.

Actuellement, l’aide maximale de cinq mille dollars est limitée à ceux dont les revenus ont chuté de 25 pour cent, alors qu’aux Îles la diminution moyenne a été de 22 pour cent, l’an dernier, d’expliquer Mario Déraspe:

L’APPIM demande aussi au ministère de relever la limite des revenus bruts des entreprises admissibles à son programme d’aide directe aux homardiers en difficulté.

Cette limite, fixée à 50 mille dollars, pénalise la flottille des Îles dont les dépenses d’exploitation moyenne s’élèvent à 85 mille dollars, de souligner Mario Déraspe.

Il veut surtout éviter que l’argent qui n’a pas encore été dépensé soit retourné au trésor public.