Le sébaste en péril?
D’abord prévu pour se conclure en novembre dernier, le processus d’évaluation scientifique du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada sur le sébaste, a été prolongé de quelques mois.
C’est finalement à sa prochaine rencontre du mois d’avril, à Victoria, en Colombie-Britannique, qu’il décidera s’il y a lieu, ou non, d’inscrire le sébaste à l’Annexe Un de la Loi canadienne de l’Environnement.
On se rappellera que c’est en 2007, que le COSEPAC avait reçu le mandat d’en faire l’évaluation; un processus d’une durée habituelle de deux ans.
Or, selon ce que rapporte un de ses membres, le conseiller scientifique Simon Nadeau, il restait encore à préciser la délimitation géographique de chaque famille de sébaste, Acadie et Atlantique, présentes dans le Golfe Saint-Laurent et au large de Terre-Neuve:
C’est au mois d’août de chaque année que le COSEPAC présente ses recommandations au ministre fédéral de l’Environnement, qui dispose ensuite de 90 jours pour y réagir.S’il décidait de poursuivre la réflexion sur la pertinence d’inscrire le sébaste sur la liste des espèces en péril, il y aurait une consultation publique, d’expliquer M. Nadeau:
Rappelons que les espoirs d’une reprise de la pêche commerciale au sébaste pour 2012, sont partis en fumée l’an dernier, lorsque la fameuse cohorte des poissons nés en 2003, susceptible de reconstruire le stock du Golfe, est disparue des relevés scientifiques de suivi de la population.D’abord prévu pour se conclure en novembre dernier, le processus d’évaluation scientifique du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada sur le sébaste, a été prolongé de quelques mois.
Hélène Fauteux explique…
