Hélène Fauteux

Bilan très positif à Beijing

Le marché chinois est loin d’être un pis aller pour l’industrie du phoque, permettant de compenser l’embargo européen sur ses produits dérivés.

Le président de TAMASU, Bernard Guimont, qualifie de sévères les commentaires véhiculés à cet effet par certains médias.

Il dresse d’ailleurs un bilan très positif de sa participation au 37ième Salon chinois de la fourrure et du cuir, à Beijing, la semaine dernière.

Il note que l’intérêt des manufacturiers chinois pour les peaux de phoque y a monté d’un cran par rapport à l’an dernier.

D’ailleurs, ils ne destinent plus le produit à l’exportation, comme par le passé, d’expliquer M. Guimont, mais bien à leur propre marché domestique:

La créativité de la collection SEAL, proposant des vêtements et des accessoires en cuir et peau de loup-marin, fait elle-même preuve d’une créativité renouvelée, depuis son lancement l’an dernier par le Groupe canadien de mise en marché du phoque.

Les peaux affichent non seulement des couleurs éclatantes, mais aussi des motifs qui vont jusqu’à leur donner des allures de fourrure de léopard:

Au contraire des Européens et des Américains, les Chinois font preuve d’une ouverture respectueuse vis-à-vis des produits du phoque, d’analyser Bernard Guimont.

Ils ont aussi une perception beaucoup plus critiques du message des groupes abolitionnistes; un message qui a tendance à s’essouffler en Chine, d’affirmer le président de TAMASU dont les relations sur le marché chinois remontent à l’an 2000.