Hélène Fauteux

Le prix du homard stagne sur le marché québécois

Le prix du homard est passé de quatre dollars la livre, à l’ouverture de la saison de pêche en Gaspésie le 23 avril, à quatre dollars 75 deux semaines plus tard.

Le président du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, O’Neil Cloutier, attribue cette hausse à une guerre des prix entre les acheteurs.

Le président-directeur-général de Dégust-Mer, à Sainte-Thérèse de Gaspé, Raymond Sheehan, croit plutôt que ça reflète la baisse des débarquements- de 50 pour cent, dit-il, par rapport à la même période de l’an dernier- dans un contexte de forte demande pour la Fête des Mères:

Pendant ce temps, les marchés d’alimentation Metro offrent le homard vivant à quatre dollars 88 la livre, pour la semaine de 5 au 11 mai.

Le directeur-général de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche, Jean-Paul Gagné, signale qu’il n’a pas réussi à obtenir un consensus, de le part des trois grandes chaînes, pour qu’elles accordent l’exclusivité de leurs approvisionnements au homard du Québec:

M. Gagné précise que le rapport d’un consultant marketing, Ezi Évolution, pour orienter une meilleure pénétration des produits marins québécois, dont le homard, sur le marché du Québec, sera présenté aux grandes chaînes, lors de la prochaine rencontre du nouveau Conseil de la commercialisation des produits de la mer, le 16 mai.

De plus, l’AQIP vise la réalisation d’un portrait diagnostique du marché du homard vivant au Québec.

Son directeur-général explique qu’il cherche à identifier les causes de son blocage, depuis la récession de 2008, alors que la situation se redresse pourtant pour l’industrie du crabe et de la crevette:

L’AQIP espère que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec reviendra sur son premier refus de financer une telle étude, de préciser M. Gagné.