Une erreur de pilotage est à l’origine de la tragédie du 29 mars 2016
Le Bureau de la Sécurité dans les Transports du Canada conclut que le pilote du bi-moteur qui s’est écrasé aux Îles le 26 mars 2016, Pascal Gosselin, a commis l’erreur de ne pas abandonner son approche lorsqu’il en a perdu la stabilité.
Natacha Van Themsche, directrice des enquêtes aéronautiques du BST, note que le pilote a modifié son plan d’approche pour retarder l’amorce de sa descente.
De ce fait, l’appareil volait trop haut et trop vite, mais le pilote a été débordé dans sa charge de travail de vérification de ses paramètres de vol :
Ainsi, le BST conclut que le pilote aurait dû abandonner son approche non-stabilisée afin d’alléger sa charge de travail, et de reprendre le contrôle de la situation :
Cela dit, c’est grâce à l’enregistreur de vol que M. Gosselin avait installé sur son appareil que le BST a pu reconstituer le déroulement de l’écrasement du bimoteur Mitsubishi MU-2B-60, qui a été fatal pour ses sept occupants, dont l’ex-ministre et chroniqueur politique Jean Lapierre et quatre de ses proches.
La réglementation n’exige pas les enregistreurs dans les petits avions légers, dont les informations sont pourtant cruciales.

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