Déficit vs cancer
L’Agence régionale de la santé et des services sociaux a dû expliquer les déficits récurrents à l’hôpital des Îles, la semaine dernière, devant une commission parlementaire à Québec.
Ce déficit, qui atteindra les deux millions pour l’année en cours se terminant le 31 mars, est en partie dû au haut taux de cancer dans l’archipel, a fait valoir son président-directeur-général, Gilles Pelletier:
Le député des Îles à l’Assemblée nationale, Germain Chevarie, siège sur la commission parlementaire de la santé et des services sociaux, devant laquelle les agences régionales doivent rendre des comptes à tous les trois ans.Il ne croit pas que les explications de Gilles Pelletier, sur le déficit de l’hôpital de Cap-aux-Meules, permettent pour autant d’espérer un rehaussement de son budget:
Les coûts reliés au traitement du cancer à l’hôpital des Îles comptent pour environ le quart du déficit d’opération de l’institution.D’ailleurs, selon une étude de la direction régionale de la santé publique parue en 2005, le taux de mortalité par le cancer était de 25 pour cent supérieur à la moyenne québécoise, dans l’archipel, entre 1993 et 2002.
