Échos contradictoires
Les débarquements de homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse sont très abondants et de bonne qualité.
C’est ce qu’affirme le capitaine du Yvette-Denise, Yvon Thibault, qui pêche sur la côte, à Metegan, au nord de la région.
Il attribue la bonne capturabilité du crustacé à la température élevée de l’eau:
Plus au sud, dans le secteur de Wedgeport, où on rapporte une baisse de qualité par rapport à l’an dernier, l’acheteur Reginald Leblanc note que jusqu’au tiers des prises du large, de 20 à 50 milles des côtes, étaient morts à leur arrivée à quai, au cours de la première semaine de pêche.Or, le capitaine Thibault croit que c’est parce que les pêcheurs y livrent tout ce qu’ils capturent pendant leur sortie en mer de trois-quatre jours, incluant les homards à carapace molle, pour compenser la faiblesse du prix au débarquement:
Jean Lavallée, médecin vétérinaire au Centre des sciences du homard à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, partage cette analyse.Il souligne qu’il y a encore beaucoup de crustacés en mue, en Nouvelle-Écosse cet automne, parce que l’eau est anormalement chaude:
Les pêcheurs du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse ne reçoivent actuellement que de trois dollars 25 à trois dollars 50 la livre.L’an dernier, à pareille date, ils recevaient quatre dollars 50.
