Effritement de la fonction publique
Le Syndicat de la fonction publique du Québec déplore la déshumanisation des services gouvernementaux au profit de la technologie.
Il note que depuis l’adoption de la politique de non-remplacement du départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux, en 2003, le gouvernement multiplie la centralisation des services et l’utilisation des nouvelles technologies pour communiquer avec la clientèle.
Le président régional du SFPQ, Richard Caron, affirme que cela a pour effet de décourager les gens, à tel point que le taux de refus des demandes d’aide sociale a notamment augmenté de cinq à 10 pour cent dans l’Est du Québec:
Selon Richard Caron, le nombre d’employés du Centre Local d’Emploi des Îles est passé d’une vingtaine à une douzaine, dans la foulée de la régionalisation de la gestion des dossiers, en Gaspésie.Pour le président régional du SFPQ, il n’y a plus qu’un pas vers une centralisation pure et simple:
La fonction publique s’effrite également au niveau de la CSST et de l’Office de la protection des consommateurs, aux dépens de la qualité et de l’accessibilité des services aux citoyens du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la Gaspésie et des Îles, de signaler M. Caron.