Hélène Fauteux

L’UQAR viendra mesurer le recul des plages

Une équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski viendra mesurer le recul des plages de l’archipel, la semaine prochaine.

La Chaire de recherche en géoscience côtière procède habituellement au printemps, au relevé annuel des données de ses différents équipements de suivi de l’érosion.

Or, il a été décidé de devancer le travail, compte-tenu des changements radicaux du paysage dunaire provoqués par les dernières tempêtes de décembre.

En fait, presque toutes les dunes du territoire, à l’exception de celle de la Grande Échouerie, apparaissent avoir été tranchées au couteau sous l’assaut des vagues de grandes marées.

Le recul est à ce point important qu’il n’y a tout simplement plus de plage en certains endroits.

L’océanographe Christian Fraser note toutefois que cela a déjà été vu dans l’archipel:

Ainsi, la plupart des dunes et des plages du territoire vont se recharger en sable avec les vents favorables de l’été, d’affirmer le chercheur rattaché à l’UQAR.

Il admet toutefois qu’elles pourraient encore reculer au cours de l’hiver, advenant de nouveaux événements météorologiques majeurs, étant donnée l’absence de glace dans le Golfe:

L’UQAR dispose d’une série d’outils de suivi de l’érosion du territoire, dont plus de 500 bornes de mesure, une dizaine de senseurs insérés dans les falaises, et des caméras postées sur les dunes.

Christian Fraser prévoit qu’il faudra un mois d’analyse, des données qui seront recueillies la semaine prochaine, pour chiffrer avec exactitude l’ampleur du recul des berges depuis le mois de mai dernier.