La chasse n’est pas pour demain
La chasse aux phoques gris, pour en diminuer la prédation sur les stocks de morue, pourrait coûter plusieurs millions de dollars.
Selon le scénario élaboré par la direction régionale du Golfe, pour une période de cinq ans, on verserait entre 50 et 150 dollars par mammifère abattu, qu’on en rapporte des échantillons pour les sciences, ou non.
Le chef de la gestion de la ressource, Réjean Hébert, parle d’une chasse au coût exorbitant:
On se rappellera qu’en juin dernier, la ministre Gail Shea disait viser l’abattage d’au moins 15 mille phoques par année, dans le sud du Golfe, afin d’aider à la reconstruction du stock de morue, dont la pêche commerciale est à nouveau sous le coup d’un moratoire.Or, Réjean Hébert explique que le ministère cherche maintenant à mesurer l’impact réel d’une chasse dirigée, sur le taux de recouvrement de la population de poisson:
D’ici les conclusions de cette évaluation, prévues pour l’automne, la chasse aux phoques gris continuera de se faire à petite échelle, de prévoir M. Hébert.D’ailleurs, la façon de diriger une chasse à plus grande échelle, loin du regard des groupes abolitionnistes, reste encore à définir, d’expliquer le gestionnaire.
