Projet de construction questionné
Un projet de construction à deux pas de la mer, sur le Chemin Gros Cap menacé par l’érosion, soulève des questions.
D’autant plus qu’on sait désormais que les berges reculent en moyenne de 65 centimètres par année, aux Îles, selon les données de l’Université du Québec à Rimouski publiée en mars dernier.
En fait, ce sont deux édifices à condominium, d’une valeur estimée à un virgule six million de dollars, qui sont en début de construction à 30 mètres de la côte, près de la garderie La Ramée.
Le terrain, constitué de remblai de pierre et de terre, borde le ruisseau qui inonde le Chemin Gros Cap, quand la mer se soulève sous les vents de tempête.
Bien qu’il reconnaisse la témérité du projet, l’aménagiste Serge Bourgeois affirme qu’il est légal:
Les voisins craignent d’en payer éventuellement la note à deux niveaux: celui d’un déplacement en catastrophe au frais de l’État , comme ça c’est vu l’an dernier à Havre-aux-Maisons à cause de l’avancée de la mer, et au niveau d’une érosion de leur propre propriété, que pourrait provoquer le remblai du terrain en question.Ces inquiétudes sont légitimes, de commenter l’aménagiste:
Serge Bourgeois précise que la Municipalité doit disposer de preuves scientifiques, pour éloigner la zone de construction permise du bord des falaises.L’UQAR est à produire des cartes et des recommandations à cet effet, sur la base du suivi du recul des berges au cours des cinq dernières années:
Serge Bourgeois anticipe un changement de réglementation municipale pour 2012.Rejoint par CFIM, un des propriétaires des futurs édifices à condo a préféré ne pas commenter pour l’instant.
