Retombées limitées aux Îles
L’ouverture du marché chinois à la viande canadienne de loup-marin ne profitera qu’à Terre-Neuve, selon le boucher Réjean Vigneau, de la Boucherie Côte-à-Côte.
Il explique que la Chine ne souhaite que s’approvisionner en carcasses, afin de traiter la viande aux goûts de ses consommateurs.
Elle se tournera naturellement vers Terre-Neuve, qui détient plus de 90 pour cent du quota de chasse aux phoques du Groënland, d’analyser M. Vigneau:
Réjean Vigneau estime néanmoins que l’ouverture du marché chinois pour les produits alimentaires canadiens du phoque pourrait favoriser le changement réglementaire tant attendu du gouvernement du Québec, afin de lui permettre d’exporter ses produits de niche ailleurs au Canada.Le problème, c’est que les normes québécoises de qualité du produit diffèrent des normes fédérales, parce qu’il s’agit de viande pour le Québec et de poisson pour Ottawa:
Avec le traitement moyen de deux mille carcasses de loup-marin par année, la Boucherie Côte à Côte se trouve en rupture de stock dès le mois de juin, de souligner Réjean Vigneau.Son objectif est de transformer la totalité des quotas de chasse alloués aux Îles, pour la chase commerciale et pour la recherche et le développement, afin de répondre adéquatement à la demande du marché québécois et prendre de l’expansion sur le marché canadien.
