Hélène Fauteux

Une rencontre sénatoriale positive

Le président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles, Denis Longuépée, qualifie de très positive sa comparution devant le comité sénatorial sur le phoque gris.

Accompagné de ses collègues Gil Thériault et Ghislain Cyr, il a expliqué pourquoi il était important, pour les pêcheurs madelinots, d’en réduire le troupeau de 50 pour cent comme l’ont recommandé les scientifiques du ministère des Pêches et des Océans et le CCRH.

La surpopulation de phoque gris du Canada atlantique est une nuisance pour toutes les pêcheries du Golfe Saint-Laurent, d’affirmer M. Longuépée:

L’urgence d’agir est telle, qu’elle ne doit pas être freinée par la question de ce qu’on fait des animaux abattus, d’insister Denis Longuépée.

Cela dit, il fait valoir que la gestion des loups-marins comme une espèce à part, autre que la viande ou le poisson, serait une piste de solution pour en faciliter la commercialisation sur le marché domestique canadien:

Actuellement estimé à 400 mille têtes, le troupeau de phoques gris de l’est canadien est 30 fois plus important qu’il ne l’était il y a 50 ans.

Denis Longuépée s’attend à ce que le comité sénatorial assiste à la prochaine réunion annuelle du Comité consultatif de gestion du phoque de l’Atlantique, aux Îles en janvier, avant qu’il ne dépose son rapport en mai.