Hélène Fauteux

Vers un trou noir?

Bien que ce soit une bonne nouvelle sur le plan économique, la baisse du taux de chômage dans la région sème l’inquiétude chez les travailleurs saisonniers.

C’est que la durée des prestations d’assurance-emploi fluctue selon le taux de chômage désaisonnalisé, c’est-à-dire d’une période de trois mois à une autre.

Lorsque le taux de chômage baisse, la durée des prestations baisse, et vice-versa.

Cette année, les travailleurs saisonniers des Îles appréhendent le retour d’un trou noir à la fin de la saison estivale, parce ce taux de qualification à l’assurance-emploi est actuellement à 14 virgule quatre pour cent, contre 15 virgule un pour cent à la même période de l’an dernier.

Le coordonnateur du groupe de pression Action Chômage Gaspésie-les Îles, Gaétan Cousineau, signale toutefois qu’il est en progression de quatre-dixième de point depuis janvier:

D’ailleurs, selon les données statistiques de Ressources humaines Canada des dernières années, le taux de chômage désaisonnalisé est toujours en progression l’été, en Gaspésie et aux Îles.

Par exemple, en juillet, après la saison de pêche au homard, il se situe traditionnellement au-delà de 16 pour cent; soit le seuil de qualification pour les prestations de durée maximale:

La durée maximale des prestations d’assurance-emploi des travailleurs saisonniers varie de 37 à 41 semaines, selon leur nombre d’heures de qualification.

Cette durée inclut les cinq semaines de prolongation découlant du projet-pilote instauré en 2009.

Ce projet-pilote est prolongé jusqu’en septembre 2012.